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Etude du vote de valeur

Cette section fournit une étude approfondie du vote de valeur enrichie de références bibliographiques. Vous y trouverez :

  • Une comparaison avec les autres grandes familles de systèmes de vote.

  • Un éclairage sur les usages et finalités des systèmes de vote pour mieux appréhender la pertinence des critères d'évaluation des systèmes de vote.

  • Une analyse du vote de valeur au regard des critères d'évaluation reconnus des systèmes de vote.

  • Une étude de la mise en oeuvre d'un tel système validant sa faisabilité à l'échelle d'une démocratie.

Si vous trouvez une erreur ou une imprécision dans cette étude, nous vous serons très reconnaissants de nous les signaler : contact@votedevaleur.info.

Si vous souhaitez réagir publiquement à cette étude, n'hésitez pas à le faire via le forum de discussion dédié au vote de valeur.

Dernière mise à jour : le 15 août 2007.

Synthèse de l'étude

Les systèmes de vote font l'objet d'études depuis plusieurs siècles. C'est en particulier au XVIII ème siècle que Nicolas de Condorcet et Jean-Charles de Borda mirent en évidence les paradoxes des modes de calculs des systèmes de vote par classements.

Depuis, de nombreux critères ont été établis tentant d'évaluer la pertinence des systèmes de vote. C'est Kenneth Arrow qui formula en 1951 le théorème d'impossibilité qui montre qu'il n'existe pas de système de vote parfait avec les méthodes classiques car certaines des caractéristiques, qui font qu'un système est bon, sont contradictoires.

Face à ces limites intrinsèques aux systèmes traditionnels de vote, les mathématiciens ont cherché un nouveau modèle pour formaliser le message d'un électeur. Michel Balinski et Rida Laraki formalisent actuellement une nouvelle méthode fondée sur une échelle de valeur communément admise par les électeurs au lieu de s'appuyer sur un principe de classement. Dans ces conditions les hypothèses du théorème d'impossibilité d'Arrow sont modifiées et les principaux critères d'évaluation sont respectés. Le vote de valeur appartient à cette nouvelle forme de vote et respecte les critères d'Arrow.

Parmi les autres critères couramment pris en compte pour évaluer un système de vote figure le "critère de la majorité" : si un candidat est placé premier dans plus de la moitié des bulletins, il doit être élu. Si, par exemple, un candidat est extrêmement apprécié par la majorité des électeurs, mais aussi extrêmement haï par les autres ; cela fait-il de lui un meilleur ou un pire candidat que celui qui serait modérément apprécié par tous ? En fonction du système de vote retenu, c'est l'un ou l'autre des candidats qui sera élu.

Notre position sur cette question fondamentale est très claire : il en va de la sauvegarde du système démocratique et de la cohésion sociale du pays. Le système de vote est au service de la démocratie et doit favoriser le candidat qui incarne les voies médianes et consensuelles au détriment de ceux qui cristallisent les oppositions et les conflits.

Le vote de valeur s'affranchit donc de ce critère de "majorité" trop réducteur. Il favorise à la place l'émergence des consensus : par son mécanisme les candidats porteurs d'une alternative politique qui ne provoquent pas une hostilité farouche d'une partie des électeurs se voient renforcés.

Les systèmes de vote par valeurs constituent une nouvelle approche qui commence à être étudiée par les scientifiques.

Ces systèmes se révèlent plus fins, plus expressifs et exempts de paradoxes.

Plusieurs variantes sur le mode de calcul des résultats sont proposées pour cette nouvelle catégorie de système de vote. Le vote de valeur présenté ici propose la méthode de la somme qui s'avère simple, lisible pour le citoyen et bien adaptée à une élection démocratique.

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